Depuis quatre mois, Nawal attend que l’entreprise du textile où elle travaille reprenne son activité, alors qu’au départ, le responsable avait annoncé un débrayage d’un mois seulement, occasionné par la crise économique mondiale.

L’activité commerciale s’est ralentie depuis le début de l’année dans le district industriel de Temara, où l’entreprise a son siège. "Je rencontre toujours celles et ceux qui travaillaient avec moi", a-t-elle expliqué à Magharebia. "La plupart attendent avec impatience que les choses changent et que l’entreprise puisse décrocher une commande. Quelques-uns essaient de trouver des emplois temporaires."

Les fabricants de textile expliquent que le ralentissement de l’activité les a forcés à licencier leur personnel. L’Association marocaine de l’Industrie du Textile et de l’Habillement (AMITH) explique qu’à la fin du premier trimestre de cette année, les exportations marocaines ont chuté de 12,9 pour cent par rapport à l’année dernière. L’AMITH explique que treize mille emplois ont été perdus dans ce secteur et que dix mille de ceux-ci l’ont été par suite de la récession économique mondiale.

L’AMITH souhaite voir la part des textiles éligibles à une aide de l’Etat passer à plus de 35%, afin de pouvoir minimiser les pertes dans ce secteur.

Le gouvernement affirme pour sa part que son plan de lutte contre la crise suit son cours. Le ministre des Finances Salaheddine Mezouar a expliqué à Magharebia que près de 130 entreprises avaient bénéficié d’une aide de l’Etat destinée à maintenir leur position économique et à sauver des emplois.

Les responsables ont signé un accord de formation avec le patronat mercredi dernier, le 29 avril, en vue de soutenir les industries exportatrices, parmi lesquelles le secteur du textile. Le ministère des Finances a indiqué que ce plan encouragera les salariés à plus de polyvalence dans le travail et à améliorer leurs performances, tout en renforçant par ailleurs la productivité et la créativité des entreprises.

Lire l’article en entier

Source : Magharebia.com